Ce projet a-t-il contribué pour le développement des entités ?

Le projet a aussi intervenu dans le volet micro finance dans cette zone. Certains bénéficiaires ont témoigné comment les différents projets menés par TPO DRC, ont aidé dans leur prise en charge. Certains regroupés dans leurs structures AVEC et MUSO, ont reçu des formations sur la gestion de leur structure, l’entreprenariat ou création et gestion d’un AGR (Activité Génératrice des Revenus).

« Je remercie TPO qui nous a donné une formation par rapport aux années passées. C’est vrai nous étions dans le MUSO mais on n’avait pas des formations. Par cette formation, nous savons déjà comment s’auto prendre en charge. Nous savons déjà comment créer l’AGR pour préparer la vie de demain. Après avoir suivi la  formation, j’ai demandé du crédit et j’ai acheté une machine à coudre car je savais coudre. Je continue toujours à épargner une fois que les clients me payent car je connais maintenant les avantages de l’épargne. », Témoigne Mme Yvette KULOLA, bénéficiaire de MUSO Amani.

Je remercie aussi TPO et son bailleur la DDC. Étant ex combattant, je ne savais plus comment intégrer la communauté mais j’ai reçu la grâce d’intégrer l’équipe des cantonniers qui réhabilitaient le 1km témoin de la route des dessertes agricoles. Nous avons étaient sensibilisés sur les avantages d’une AVEC et nous avons créé aussi une AVEC ensuite nous avons  bénéficié d’une formation sur l’entreprenariat ou création et gestion d’un AGR (Activité Génératrice des Revenus). Avec mes épargnes, j’ai acheté une parcelle, je suis associé dans une AGR collective. Nous avons acheté un moulin de transformation de farine de manioc avec mes collègues cantonniers. J’ai aussi une AGR individuelle d’élevage des volailles (poules et canards). ASAMBAKE, cantonnier et membre de l’AVEC THIMO.

Le projet a-t-il satisfait et que faire pour le pérenniser ?

Le Chargé des Programmes au bureau de la Coopération Suisse en République Démocratique du Congo Déo BASHIBIRANE, après avoir visité les activités dans différents volets du projet PEEMIR, pense que le résultat principal de ce projet est atteint.

« C’était d’abord un projet pilote. Et comme projet pilote nous voulions d’abord tester l’hypothèse qui est  à la base de tout le programme. Comme je le dit, c’était un programme de production de l’énergie électrique dans l’hypothèse que si cette énergie est disponible dans la communauté, elle peut booster les activités économiques mais à la condition que les acteurs économiques aient facilement un accès aux finances. Ensuite, sachant que tout Bunyakiri est une zone principale agricole, nous avons donc accès toute l’hypothèse du programme sur le fait que la disponibilité de l’argent et de l’énergie va promouvoir justement la production agricole et sa transformation .Et maintenant  sur 1km témoin nous avons essayé de voir s’il est possible de réhabiliter les principales routes des dessertes agricoles afin de relier les zones de production aux zones de consommations et de transformations. Ce que je viens de voir me réconforte que sans trop de machines il est possible de travailler.», explique Déo BASHIBIRANE.

Il invite par ailleurs la communauté à la maintenance et l’auto prise en charge après intervention pour une pérennisation.

« Travaillez sur une route c’est bon mais la maintenir c’est beaucoup plus meilleure. Et là, le défi est réel. Je pense que le partenaire TPO, toute la communauté, les autorités locales et les leaders de la société civile, il y a  des réflexions à faire sur comment maintenir les routes qui ont été réhabilitées. », recommande Mr. Déo BASHIBIRANE.

Ce dernier  promet que la Coopération Suisse va continuer à financer le système communautaire dans cette zone ou le projet est mis en œuvre vu son impact pertinent pour le développement économique de la communauté.


BUNYAKIRI : Trois agences des Nations Unies visitent le projet conjoint.

Une équipe composée des agences UN (Unicef, PAM,FAO ) et les partenaires de mise en œuvre ( INTERSOS,TPO-DRC,MDA et UEFA ) s’est rendue à Bunyakiri du 18 au 22 Août 2020 pour se rendre compte de l’évolution du projet de renforcement de l’approche intégrée et multisectorielle dans la lutte contre la malnutrition chronique dans la zone de santé de Bunyakiri qu’exécute tous les partenaires de mise en œuvre dont TPO-DRC sous le financement de la DDC.

L’objectif de cette mission conjointe qui s’appuie sur différentes stratégies proposées récemment par les agences, était  d’apprécier le niveau de mise en œuvre des activités du projet et préparer la visite du donateur DDC prévue au cours de la deuxième quinzaine du mois de septembre 2020.

TPO-DRC qui s’occupe  du volet PCIMA (Prise en charge intégrée de la malnutrition aigüe)  et NAC (Nutrition à assise  communautaire) dans ce projet, envisage combattre la malnutrition dans 13 aires de santé de la zone  de santé de Bunyakikri selon l’enquête réalisée en 2016 révélant  le taux de  71,1% de la malnutrition chronique.

En quoi consiste réellement le projet ?

Le projet consiste en la prévention de la malnutrition sous toutes ses formes dans la zone de santé de Bunyakiri. Il comprend les volets suivants : PCIMA, NAC, sécurité alimentaire.

Selon Hodari Bulenda, Infirmier Titulaire du centre de santé de Muwoma, situé à Bulambika centre,  ce projet intégré et multisectoriel de lutte contre la malnutrition chronique dans la zone de santé de Bunyakiri est à l’étape  de la mise en œuvre.

« Nous avions commencé d’abord  par l’organisation communautaire, l’identification et le diagnostic des besoins prioritaires dans la communauté, la capacitation des parties prenantes tel que les membres de la communauté, les CAC, les relais communautaires, les leaders communautaires  ensuite, nous avions fait l’élaboration du plan communautaire de lutte contre la malnutrition et aujourd’hui nous sommes dans la mise en œuvre », souligne It. Hodari Bulenda.

Pour lui, le projet a déjà un impact positif dans la communauté et dans la zone de santé.

« Il y a d’impact positif parce que les responsables des centres de santé ont été capacités dans  la prise en charge de la malnutrition aiguë et dans la NAC. Nous organisons les séances des  CPS redynamisées  alors que bien avant cette capacitation, nous organisions seulement des séances de vaccination. Ainsi, au niveau de la communauté il y a déjà la promotion de l’ANJE  et la sensibilisation pour les pratiques clés essentiels et il y a déjà la distribution des AGR (Cobayes) dans les CAC et  il y a des jardins potagers et des étangs piscicoles qui sont mis en place et  encadrés par les superviseurs TPO. »

Par ailleurs, l’infirmier titulaire appelle les bailleurs à continuer de leur accompagner car des besoins sont encore énormes.

« C’est un projet de développement qui ne peut pas durer six mois ou une année, il faut arriver à faire à ce que la communauté s’approprie les actions de lutte contre la malnutrition. », recommande  l’Infirmier Titulaire Hodari Bulenda.

Quels sont les résultats de ce projet ?

 A ce jour, les bénéficiaires  ont démontré les acquis du projet en ce qui concerne l’amélioration de la nutrition dans leurs ménages grâce aux activités de sensibilisation et démonstration culinaires ;

« On nous a montré comment préparer et  manger une nourriture à quatre étoiles qu’on ne connaissait pas et dont on avait la confusion. On nous a montré les avantages de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois et l’alimentation de complément après six mois. », A témoigné une relais communautaire bénéficiaire de ce projet.

Après avoir visité les aires de  santé où ce projet est mis en œuvre, le chef du bureau de l’Unicef Sud-Kivu et Maniema, Dr. Jibril Issa, se félicite des résultats obtenus sur terrain.

« En tout cas les résultats sont encourageant. Il y a des activités qui nous encouragent beaucoup quand on voit comment la dynamique communautaire est mise en place dans les zones de santé visitées, quand on voit aussi les résultats qui sont palpables qui s’adressent vraiment à la prévention de la malnutrition chronique au niveau de la zone de santé de Bunyakiri, il y a  de quoi  s’en féliciter. Mais, il y a quand même des choses qu’il faudra améliorer dont nous avons laissé des recommandations aux partenaires. », explique Dr Jibril Issa.

Quelques résultats chiffrés au premier semestre de ce projet.

Pour le projet nutrition que coordonne Mr. Pierre KABWAYI au sein de l’organisation TPO-DRC, il y a déjà des résultats pour le 1er semestre.

« Nous sommes  déjà à l’étape de la mise en œuvre ayant commencé par l’organisation communautaire, la capacitation des organes de participation communautaires, le diagnostic communautaire, l’élaboration des plans locaux de lutte contre la malnutrition, l’élaboration des microprojets par les CAC, l’appui aux AGR  des CAC (à ce jour, 3800 cobayes ont été distribués), les démonstrations culinaires, les sensibilisations sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant ANJE.

Concernant la PCIMA (prise en charge intégrée de la malnutrition aigüe) dans 10 aires de santé ou les 10 UNTA (Unités nutritionnelles thérapeutiques ambulatoires) sont déjà fonctionnelles, à ce jour, on a déjà pris en charge 168 cas MAS (malnutrition sans complication médicales), 29 prestataires des soins ont été capacités sur le PCIMA et la NAC et 330 RECO   ont été aussi capacités.

Concernant les réhabilitations mineures, 2 sur 3 formations sanitaires  sont déjà réhabilitées à savoir, CS MIOWE, HGR Bunyakiri et BCZ. », Précise Mr Pierre KABWAYI.

Ce projet conjoint et multisectoriel mis en œuvre par TPO DRC dans 13 aires de santé, n’est qu’à Six mois de son exécution. TPO et MDA s’occupent de la prévention et la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère , INTERSOS ,quant à elle, s’occupe de la prise en charge de la malnutrition aigüe modérée tandis que  UEFA s’occupe de la sécurité alimentaire. Le projet court jusque fin janvier 2021.

SUD-KIVU ET MANIEMA : TPO DRC forme ses staffs et les membres des radios partenaires sur les mesures de prévention de la propagation de la pandémie COVID-19.

L’Organisation Transculturelle psychosocial, TPO DRC , vient de renforcer les capacités des staffs associés au projet Réponses aux besoins de prévention, protection et  prise en charge des enfants et femmes affectés par les conflits armés au Sud-Kivu et au Maniema ainsi que les membres des radios et des structures communautaires partenaires  sur les mesures de prévention de la propagation de la pandémie du COVID-19, le soutien psychosocial, la communication et la gestion de l'information.

Cette formation qui s’est déroulée en trois temps du 15 au 27 Juillet 2020 à BUNYAKIRI, KIMBI-LULENGE et KABAMBARE est financée par la Coopération Suisse. Pour le site de BUNYAKIRI, cette formation s’est tenue du 16 au 17 Juillet 2020 ensuite à KIMBI-LULENGE du 21 au 22 Juillet 2020 et enfin à KABAMBARE du 26 au 27 juillet 2020. 

Selon la chargée de communication au sein du TPO DRC, Mme Jeannette Bisimwa, l’objectif de cette série des formations est de capacité les staffs associés au projet, les membres des radios et structures communautaires  partenaires de TPO DRC  sur les mesures de prévention de la propagation de la pandémie COVID-19.

Mme Jeannette Bisimwa s’est chargée de la communication et la gestion de l'information au cours de cette série des formations.

 « Il était question de montrer aux participants le rôle de la communication pendant la période de crise parce que dans la période de crise on ne communique pas de la même manière qu’en période normale. Alors il fallait leur montrer comment ils doivent communiquer sur terrain en mettant en pratique différentes théories de communication apprises, comment ils doivent combiner la communication de masse ainsi que la communication interpersonnelle en cette période de crise et comment ils peuvent aider la communauté à arriver à l’engagement, à l’implication dans cette lutte où  tout le monde doit mettre sa main pour un changement positif. », A indiqué Mme Jeannette Bisimwa.

Qu’attend-t-on de cette série des formations ?

Pour Elias Bashimbe Raphael, Officier Santé et Point focal riposte covid-19 chez TPO DRC , cette formation de capacitation va aider à limiter la propagation de la covid-19 au Sud-Kivu et au Maniema.

« TPO avec l’appui financier de la DDC, a estimé qu’il était vraiment important de renforcer les capacités de toutes ces parties prenantes au projet, pour essayer de limiter la propagation de la pandémie de la covid-19 dans les zones de santé concernées par ce projet », souligne Mr. Elias Bashimbe Raphael.

Dans ces formations, les participants ont été capacités sur l’historique, les symptômes, le mode de transmission de coronavirus et les gestes barrières à observer pour faire face à la covid-19.

La sensibilisation, meilleure façon de lutter contre la COVID-19.

Les participants à cette série des formations menées dans les zones de santé de  BUNYAKIRI, KIMBI-LULENGE et KABAMBARE ont salué les acquis de cette dernière.

«Nous avons acquis beaucoup de choses, par exemple : comment faire la sensibilisation contre la covid-19.Nous avons compris l’historique de la covid-19, nous avons compris comment ça s’est rependue dans le monde jusqu’en RDC. Nous avons compris que la sensibilisation est la meilleure façon d’abord de lutter contre cette maladie. Notre devoir est d’atteindre toute la communauté pour lutter contre cette maladie», s’est exprimé l’un des participants, Mr. Juvénal Kisuku, Coordonnateur du Programme de Santé Publique et d’Appui au Développement Communautaire.   

TPO DRC appelle les participants à mettre en application les acquis de ces formations.

« Cette série des formations s’est bien déroulée dans toutes les zones de santé choisies par ce projet. Nous attendons voir leur implication dans la sensibilisation et surtout se servir des différents outils de communication que nous venons de leur distribuer. Nous attendons aussi  voir leur implication sur les points de lavage des mains que nous allons installer. », A dit Mr. Elias Bashimbe Raphael, Officier Santé et Point Focal Riposte Covid-19 chez TPO DRC.

Ces formations ont été facilitées par les experts venus de TPO, de la DPS et du BCZ.

KALEHE : Formation de 80 officiers des services de sécurité

L’organisation transculturelle psychosocial TPO-RDC, sous l’appui financier de la Direction du Développement et de la Coopération, DDC, vient de former 80 personnes sur la résolution 1612 du Conseil de Sécurité de Nations Unies, la protection de l’enfant et le plan d’action ONU-RDC dans le territoire de KALEHE province du Sud Kivu. Cet atelier qui s’est déroulé pendant deux jours a regroupé les officiers des services de sécurité (FARDC, DGM, PNC et de l’ANR).


Le premier atelier s’est déroulé à IHUSI le 11 février 2020 et le second à BUNYAKIRI le 13 février 2020. Les partenaires suivants ont facilité cet atelier : MONUSCOFARDC /SECASUEPNDDR et APE. Cet atelier organisé par TPO-RDC vise à renforcer les mesures de préventions et de protections des enfants et des femmes à KALEHE pendant cette période des opérations des forces congolaises contre les groupes armés étrangers, nationaux et locaux.
Lors de cet atelier, les participants ont appris plusieurs thématiques de la protection de l’enfant et de la femme ; C’est notamment les instruments nationaux et internationaux de la protection de l’enfant, le processus de rapatriement DDR et bien d’autres.
 
Les participants se réjouissent de cet atelier qui selon eux va leur permettre à bien mener leur mission de protection des enfants. L’administrateur du territoire de KALEHE, DEDE MWAMBA CIBWABWA, salut cet atelier pour les officiers mais il plaide pour la prise en charge des enfants non encadré

La Directrice entrant de la DDC-RDC visite TPO DRC

Une introduction  de  la nouvelle directrice de la Direction de Développement de la Coopération Suisse en RDC, Madame Denise LUETHI CRISAN, au bureau National de TPO DRC a eu lieu ce jeudi 19 mars 2020. 
Au cours d’une réunion avec l’équipe de management, une présentation de TPO DRC  , de ses différents axes stratégiques d’intervention et une mise à jour de ses différents projets en cours d’exécution appuyés par la DDC-RDC notamment le projet PEEMIR, Programme Energie et  Emplois en Milieu rural et le projet Aide Humanitaire a été faite. Accompagnée du  chargé des programmes de développement au sein de la DDC-RDC, 

Monsieur Déo BASHI, la nouvelle  directrice a visité les bureaux des  différents  départements/services de TPO au cours d’une visite guidée par le Directeur Pays, Monsieur Doris BENGIBABUYA

Nous suivre

Page Facebook

Rapports Annuels

Restez connecter

Nos partenaires techniques, financiers et bailleurs de fonds